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dimanche 18 septembre 2011

Weekend Reflections #42

Variations sur Poèmes Bleus



"Poèmes bleus" de Georges Perros est le nom donné à un voilier de Douarnenez
12 août 2011
Ma contribution au week-end reflections de James


dimanche 24 février 2008

Pensée au marché

Sur certains visages
Se lit
leur vie
J'aimerai oser
Les immortaliser
Je suis trop sage !

lundi 19 novembre 2007

La risée …

La risée
Progressait
Déridait
La surface de la baie
Les bernacles se sont envolées
Instants d'éternité
Et de sérénité.

Térénez ~ 17 novembre 2007


mercredi 10 octobre 2007

Vague à l'âme …


Mes projets
Comme les vagues
Se sont brisés
Sur les rochers …

Un jour viendra ?
Non sûrement pas …


mardi 19 juin 2007

Goélettes

Goélettes
Goélands
Oiseau de mer
Oiseau de vent
Voyageurs des tempêtes
Voyageurs du beau temps
Vous arrêtez-vous souvent ?

Gisèle Calmy

jeudi 10 mai 2007

Je suis ce que je suis

La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
À quoi sert espérer être une rose
Quand au fond “Je suis ce que je suis”

Je suis peut-être une tulipe
Qui s’éveille à tous les printemps
Démontrant ses couleursses principes
Jugée souvent bien hors du temps

Je suis peut-être une rose
Dégageant l’arôme de l’amour
On se pique sur mon côté morose
Mais le bonheur revient au détour

Je suis peut-être un pissenlit
Répandu et plutôt mal compris
Mais sachez quand il est bien servi
Il donnera du goût à votre vie.

Qu’importe la fleur que vous soyez
Vous avez tous un rôle à jouer
Mais vous devez vous rappeler
De Celui qui vous a créé.

La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
À quoi sert espérer être une rose
Quand au fond “Je suis ce que je suis”

Roger Kemp

dimanche 15 avril 2007

Roman

I

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière....

II

-Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête....

III

Le cœur fou Robinsonne à travers les romans,
Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif....
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire...!

- Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade.
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

29 sept. 70 Arthur Rimbaud

samedi 7 avril 2007

Le bourgeon

Comme un diable au fond de sa boîte,
Le bourgeon s'est tenu caché …
Mais dans sa prison trop étroite
Il baille et voudrait respirer.

Il entend des chants, des bruits d'ailes,
Il a soif de grand jour et d'air…
Il voudrait savoir les nouvelles
Il fait craquer son corset vert.

Puis, d'un geste brusque, il déchire
Son habit étroit et trop court :
" Enfin, se dit-il, je respire,
Je vis, je suis libre … Bonjour ! ".

dimanche 4 mars 2007

Spleen


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Charles Baudelaire ~ Les Fleurs du Mal

mardi 9 janvier 2007

Bonne année

Bonne année à toutes les choses :
Au monde ! A la mer ! Aux forêts !
Bonne année à toutes les roses
Que l'hiver prépare en secret.

Bonne année à tous ceux qui s'aiment
Et qui m'entendent ici bas ...
Et bonne année aussi quand même
A tous ceux qui ne s'aiment pas !


Rosemonde Gérard

dimanche 7 janvier 2007

Le Bonheur

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite.
Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite.
Il va filer.

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite.
Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite.
Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite.
Sur les cornes du bélier, cours-y vite.
Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite.
Sur le flot du sourcelet, cours-y vite.
Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite.
De pommier en cerisier, cours-y vite.
Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite.
Il a filé !

Paul FORT

Fotomoto

Dans un esprit similaire …

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